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FAQ sur les feux de forêt

Les feux de forêt, expliqués.

Des réponses claires aux questions que l’on se pose sur les feux de forêt, leur comportement, ce qui réduit le risque et la façon dont les assureurs l’évaluent. Lorsqu’une question touche à un sujet sur lequel nous travaillons, la réponse indique où en lire davantage.

Notions de base sur les feux de forêt

Qu’est-ce qui cause les feux de forêt?

Aux États-Unis, la plupart des feux de forêt sont allumés par des personnes : utilisation d’équipement, brûlage de débris, véhicules, lignes électriques et feux de camp laissés sans surveillance. La foudre est responsable du reste, mais elle déclenche une part disproportionnée des plus grands incendies en terrain isolé. Le National Interagency Fire Center publie chaque année la répartition. Ce qui détermine si une ignition devient un désastre est rarement l’étincelle elle-même, mais bien le combustible, la météo et le terrain où elle tombe.

Qu’est-ce qui fait qu’un feu de forêt se propage rapidement?

Trois facteurs, habituellement décrits ensemble : le combustible, la météo et la topographie. Le combustible, c’est ce qui peut brûler et son degré de sécheresse; la météo apporte le vent, la chaleur et la faible humidité; la topographie compte parce que le feu progresse plus vite en montée, les flammes préchauffant la pente au-dessus d’elles. Un feu poussé par le vent dans un combustible sec, sur un terrain en pente ascendante, est la combinaison à l’origine de la plupart des événements à propagation rapide.

Comment RedZone modélise les combustibles, le terrain et la météo →

Qu’est-ce que l’interface forêt-collectivité (WUI)?

La WUI est la zone où les habitations et les autres aménagements côtoient ou croisent la végétation naturelle non aménagée. C’est là que se produit la plupart des pertes matérielles dues aux feux de forêt, et cette zone s’étend sans cesse à mesure que l’on construit plus loin dans des paysages propices aux incendies. Le terme est important en assurance, car il décrit une exposition créée par l’endroit et la manière dont les gens construisent, et pas seulement par l’endroit où le feu survient.

Pourquoi certains feux de forêt brûlent-ils avec beaucoup plus d’intensité qu’auparavant?

Un siècle passé à éteindre presque tous les feux a permis l’accumulation de combustible dans des paysages qui brûlaient autrefois souvent et légèrement; lorsqu’un feu survient, il a donc beaucoup plus à consumer. À cela s’ajoutent des conditions plus chaudes et plus sèches qui allongent la période où les combustibles s’enflamment facilement, et les feux se comportent alors d’une manière que les données historiques décrivent mal. C’est pourquoi une modélisation fondée uniquement sur les périmètres d’incendies passés sous-estime ce qui est désormais possible.

Qu’est-ce qu’un régime des feux?

Le schéma selon lequel le feu se produit naturellement dans un écosystème donné : la fréquence, la sévérité et la saison. Certaines forêts ont évolué avec des feux fréquents de faible intensité; d’autres brûlent rarement, mais de façon catastrophique. Connaître le régime auquel appartient un paysage explique pourquoi une même météo produit des comportements de feu très différents d’un endroit à l’autre.

Le brûlage dirigé est-il la même chose qu’un feu de forêt?

Non. Un brûlage dirigé est allumé volontairement dans des conditions définies de météo, d’humidité du combustible et d’effectifs, afin de réduire le combustible accumulé ou d’atteindre un objectif écologique. L’idée est de consumer le combustible le jour que l’on choisit plutôt que lors de la pire journée de la saison. Des organismes comme le US Forest Service et CAL FIRE ont élargi le recours au brûlage dirigé et au brûlage culturel pour cette raison.

Risque de feux de forêt et assurance

Comment les compagnies d’assurance évaluent-elles le risque de feux de forêt?

En combinant l’aléa de feux de forêt avec les caractéristiques de chaque propriété : le combustible et le terrain environnants, la vulnérabilité propre de la structure et l’historique des incendies dans le secteur. La distinction importante est de savoir si l’évaluation se fait à l’adresse ou à l’échelle d’un territoire, car la moyenne calculée sur une région masque les différences qui déterminent quelles habitations survivent.

Comment le risque de feux de forêt est-il cerné →

Qu’est-ce qu’une cote de risque de feux de forêt?

Un chiffre qui résume la probabilité qu’une propriété soit touchée par un feu de forêt et la gravité des dommages. Une cote utile est explicable, c’est-à-dire que les facteurs qui la sous-tendent peuvent être présentés, et validée, c’est-à-dire qu’elle a été mise à l’épreuve en fonction de ce que de vrais incendies ont réellement fait, et pas seulement de simulations.

Cotation du risque RZRisk à l’échelle de la propriété →

Pourquoi les assureurs ne renouvellent-ils pas les polices dans les secteurs exposés aux feux de forêt?

Parce que les pertes dans certains secteurs ont dépassé ce que la prime exigée peut soutenir, et parce que les outils permettant de distinguer une habitation bien préparée d’une habitation vulnérable étaient, pendant longtemps, trop grossiers pour tarifer la différence. De meilleures données à l’échelle de la propriété jouent dans les deux sens : elles révèlent les expositions réellement inassurables, et elles repèrent, dans un secteur à aléa élevé, les habitations nettement plus sûres que celles de leurs voisins.

Cotation à l’échelle de la propriété pour la souscription →

Qu’est-ce que le risque de cumul des feux de forêt?

Le risque qu’un seul événement endommage simultanément un grand nombre de propriétés assurées. C’est la question autour de laquelle tourne la réassurance, et on ne peut y répondre en comptant les polices par code postal, car un même feu franchit librement ces limites. Le cumul doit être mesuré en fonction de la façon dont le feu se déplace réellement dans un paysage.

Analyse du cumul du portefeuille →

L’atténuation influe-t-elle sur ce qu’un assureur peut offrir?

De plus en plus, oui, lorsque les travaux peuvent être vérifiés. Dans plusieurs États, les organismes de réglementation tendent à exiger que l’atténuation soit reconnue dans la tarification, et l’obstacle a généralement été la preuve plutôt que la bonne volonté : l’assureur doit savoir que les travaux ont réellement été réalisés. L’inspection documentée est ce qui transforme l’effort d’un propriétaire en quelque chose sur quoi la souscription peut s’appuyer.

Comment l’atténuation est vérifiée et utilisée →

Le risque de feux de forêt peut-il être coté de la même façon au Canada qu’aux États-Unis?

Pas avec le même modèle. Les combustibles, le comportement du feu et le marché de l’assurance au Canada diffèrent suffisamment pour qu’un modèle calibré sur l’Ouest américain ne soit pas transposable. Le Canada possède son propre système de classification des combustibles, la Méthode canadienne de prévision du comportement des incendies de forêt, sur laquelle un modèle canadien devrait reposer.

Une cotation des feux de forêt conçue pour le Canada →

Protéger une propriété

Qu’est-ce qui détruit réellement les habitations lors d’un feu de forêt?

Les braises, bien plus souvent qu’un mur de flammes. Le vent transporte des matières enflammées bien en avant du front de feu, et les habitations s’enflamment lorsque ces braises trouvent une prise : une bouche d’aération vulnérable, des débris dans une gouttière, une terrasse en bois, de la végétation contre un mur. Les recherches de l’Insurance Institute for Business and Home Safety ont montré à maintes reprises que l’allumage par les braises est la voie dominante, ce qui explique pourquoi de petits détails déterminent le résultat.

Qu’est-ce qu’un espace défendable?

La zone entretenue autour d’un bâtiment où la végétation et les matières combustibles sont réduites afin que le feu ne puisse pas se propager directement jusqu’à la structure. On la traite habituellement par zones, en progressant vers l’extérieur, et les premiers mètres contre le bâtiment sont les plus importants, car c’est là que s’accumulent les braises. L’espace défendable vise à interrompre le chemin que le feu emprunte pour atteindre le mur.

Espace défendable et atténuation →

Qu’est-ce que le renforcement des habitations?

Modifier le bâtiment pour qu’il résiste à l’assaut des braises : revêtement de toiture, bouches d’aération, avant-toits, terrasses, fenêtres et sol immédiatement autour. Une habitation renforcée sur un terrain dégagé présente un risque fondamentalement différent de celui d’une habitation non renforcée, même dans la même rue et lors du même incendie.

Inspections de propriétés et conseils de renforcement →

Dans quelle mesure l’atténuation réduit-elle réellement le risque de feux de forêt?

Selon des recherches publiées, jusqu’à 75 % lorsque le renforcement de l’habitation est combiné à l’espace défendable, d’après des travaux de l’UC Berkeley et de Moody’s. Le jumelage est l’élément clé : chaque mesure prise seule procure nettement moins que les deux ensemble, car le renforcement agit sur la structure et l’espace défendable, sur ce qui l’atteint.

Inspections, conseils et intervention →

Les collectivités profitent-elles d’une atténuation concertée?

Oui, et bien plus que la somme des travaux individuels. Les braises voyagent d’une propriété à l’autre : une habitation renforcée à côté d’une propriété non entretenue demeure donc exposée à son voisin. Des programmes comme Firewise USA de la NFPA existent parce que l’action collective change les résultats d’une manière que l’action individuelle ne peut pas le faire.

Cotation de la résilience à l’échelle de la collectivité →

Un propriétaire peut-il savoir dans quelle mesure sa collectivité est préparée?

De plus en plus, oui. La cote à l’échelle de la collectivité mesure l’atténuation qu’un quartier a réalisée collectivement, plutôt que d’évaluer une propriété en particulier, ce qui rend la préparation commune visible sans révéler l’adresse de quiconque.

Le Wildfire Resiliency Index →

Pendant un incendie

Comment les feux de forêt sont-ils détectés?

Au moyen d’un ensemble de moyens : détection thermique par satellite, signalements au sol et aériens, réseaux de caméras et répartition des organismes publics. La détection automatisée est rapide, mais elle ne s’explique pas d’elle-même : une signature thermique doit être confirmée, localisée et comprise avant que quiconque puisse agir, c’est pourquoi la surveillance associe la détection à des personnes qui l’interprètent.

Comment fonctionne la surveillance des feux de forêt →

Comment les assureurs savent-ils qu’un feu menace les habitations qu’ils assurent?

En jumelant la détection des feux actifs aux emplacements qu’ils assurent, de sorte que l’alerte soit déclenchée par une menace pour le portefeuille et non par l’existence d’un feu quelque part. Sans cette étape de jumelage, une équipe de gestion des sinistres en est réduite à lire les nouvelles et à deviner.

Des alertes jumelées aux emplacements assurés →

Qu’est-ce qu’un moratoire lié aux feux de forêt?

Une suspension temporaire de la souscription ou de la modification de polices dans un secteur touché par un feu actif, utilisée pour prévenir l’antisélection pendant qu’un événement évolue. Décider où un moratoire doit s’appliquer, puis le lever à mesure que les conditions changent, suppose de savoir où le feu menace réellement, plutôt que de tracer un grand cercle sur une carte.

Analyse de l’exposition pendant les événements →

Peut-on faire quelque chose pour une propriété pendant qu’un feu brûle?

Oui. On peut diriger des ressources vers des propriétés précises, tenir les titulaires de police informés et documenter les conditions à chaque adresse à mesure que les événements se déroulent. La documentation est importante par la suite, lorsque la question devient : qu’y avait-il avant le feu et qu’a-t-on fait?

Intervention coordonnée lors de feux de forêt →

Les feux de forêt et le dossier historique

Les saisons des feux de forêt s’allongent-elles?

Dans une grande partie de l’Ouest américain, oui. La saison des feux s’est allongée à mesure que le manteau neigeux fond plus tôt et que les conditions chaudes et sèches se prolongent plus tard en automne, ce qui élargit la période pendant laquelle les combustibles s’enflamment facilement. Plusieurs organismes évitent désormais l’expression « saison des feux » et considèrent plutôt le feu de forêt comme une exposition qui dure toute l’année.

Que signifie un faible manteau neigeux pour la prochaine saison des feux?

Cela signifie habituellement que les combustibles sèchent plus tôt et le restent plus longtemps, ce qui devance la période de risque élevé. Le manteau neigeux n’est pas une prévision en soi, puisque les épisodes de vent tardifs dans l’année alimentent un grand nombre des incendies les plus destructeurs, quoi qu’il arrive, mais c’est l’un des meilleurs indicateurs précoces de la durée de la période d’exposition.

Pourquoi certains des incendies les plus destructeurs surviennent-ils à l’automne ou en hiver?

Parce que le moteur est le vent, et non la chaleur. Les vents descendants, comme les vents de Santa Ana et de Diablo, surviennent lorsque les combustibles sont au plus sec après un long été, et un feu poussé par le vent avance plus vite que les équipes ne peuvent le maîtriser. Plusieurs des incendies les plus destructeurs de la Californie se sont produits en dehors de ce qu’on considérait autrefois comme la saison de pointe.

Un feu passé rend-il un secteur plus sûr?

Parfois, pendant un certain temps, parce que le combustible a été consumé. Mais l’effet est temporaire et dépend de ce qui repousse et de la rapidité de la repousse; dans certains types de végétation, la repousse est plus inflammable que ce qu’elle a remplacé. Considérer une zone récemment brûlée comme définitivement sûre est une erreur courante.

Le risque de feux de forêt est-il uniquement un problème de l’Ouest américain?

Non. Une activité importante de feux de forêt se produit dans le sud-est et le centre des États-Unis, au Canada et dans les régions sujettes aux incendies partout dans le monde, et les conditions qui produisent des feux dommageables existent partout où le combustible sec, le vent et l’ignition coïncident avec l’aménagement du territoire. L’ampleur des pertes assurées a simplement été la plus élevée là où une forte densité d’aménagement dans la WUI rencontre des conditions météorologiques d’incendie extrêmes.

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Posez-la-nous directement. Nos analystes et nos scientifiques des feux y répondent dans le cadre de leur métier.

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